La Zambie

C’était mon premier voyage « seule » pour rejoindre la fondation African Impact sur le site de Livingstone. J’avais 17 ans.

Comment ai-je financé ce voyage si jeune ?

C’était un des programmes de volontariat les moins chers (800€) comprenant 3 repas par jour du lundi au vendredi, le transfert de l’aéroport au lieu de vie et la participation à la vie de l’association c’est-à-dire le paiement des employés locaux et la maintenance des équipements. La moitié a été financée par ma mère et ma grand-mère pour Noël et mon anniversaire et le reste par mes extras en restauration en faisant la plonge.
Mon oncle m’a offert les billets d’avion (sans lui je n’aurai clairement pas pu partir).

Pas trop difficile de se repérer dans les aéroports ?

Je n’avais pas de souvenirs de l’avion (je ne l’avais pris qu’une fois à 8ans…). Donc c’était vraiment la grande inconnue. Je me suis plutôt bien débrouillée de Toulouse à Francfort et de Francfort à Johannesbourg….. Où je suis tombée sur un aéroport immense, je devais récupérer ma valise pour la réenregistrer, sauf que le temps de correspondance était très court. J’avais sympathisé avec un Italien d’un an mon aîné qui partait aussi en Zambie (pour faire du volontariat auprès des animaux) du coup il m’a suivie dans mes galères alors que sa valise était acheminée jusqu’à Livingstone. On a croisé des employés de l’aéroport qui nous ont mis dans des fauteuils roulants pour qu’on n’ait pas la queue à faire pour réenregistrer mon bagage et repasser aux frontières, ils nous ont poussé dans des couloirs privés, une course de folie… Et ils ont réussi à nous faire prendre l’avion à temps !

Qu’ai-je fait sur place ?

C’était les vacances scolaires, j’étais sur les sites de deux écoles : Mwasi et Linda Community Schools. Avec d’autres volontaires du monde entier (nous étions gérés par des locaux) on animait des jeux, on apprenait des mots de nos langues respectives. Les grandes soeurs venaient souvent avec des bébés, je les gardais aussi sur le dos pour qu’elles puissent s’amuser dehors avec leurs camarades. Parfois des après-midis, je faisais du jardinage et des jeux avec des résidents d’une maison de retraite.

Avais-je du temps pour visiter ?

J’étais libre de faire ce que je voulais de mes soirées, mais bon à 17 ans, c’était plutôt badigeonnage d’anti-moustique et lecture sur le canapé à l’extérieur, c’est en Zambie que j’ai découvert L’Alchimiste de Paulo Coelho. Et je dormais très tôt à cause de la Malarone (anti-paludisme) qui me fatiguait énormément.
J’avais également mes weekends de libre. J’ai fait un mini-séjour au Botswana pour un safari à Chobe National Park. Et je suis allée me baigner dans la piscine du Diable, se situant au dessus des chutes Victoria. C’était une expérience de dingue avec un paysage magnifique, les photos ne sont pas assez bien pour traduire la réalité du moment. Je suis aussi allée me promener au marché d’art de Livingstone.

Le volontourisme, c’est mal ?

J’ai vécu une expérience de volontourisme en Inde, et ça n’a vraiment rien à voir avec African Impact qui n’est pas une agence de voyage. Effectivement, il faut éviter les agences de voyages qui vendent des « expériences humanitaires » sans aucun cadre…

 

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