Le premier weekend à Iquitos

Le vendredi et l’intégration au groupe d’iquiténiens 

Margaux me présente à son groupe d’amis. Ils sont accueillants, tentent de parler avec moi. J’ai un manque de vocabulaire flagrant… Mais j’arrive à comprendre les sujets de conversations.
Un premier verre d’un cocktail trop bon, sur le boulevard. C’est un espace avant le fleuve où la vie est très présente en fin de semaine.
Ensuite nous allons au Musmusqui, un petit bar à shooter, qu’on appelle « trago » ici. C’est des macérations avec des plantes (ou des animaux, bonjour le serpent…). La dose du shooter est le double de ce qu’on connait en France. On trinque « Salud! » et on boit. Un petit verre de jus de fruit mélangé à un alcool plus doux est servi à côté. Ca se boit comme du petit lait.
Quand on sort de ce bar, l’air fait du bien. On marche un peu et ils décident de partir en boîte gay.
Je pars avec un mec du groupe pensant qu’on allait prendre un mototaxi. Mais que nenni !! Il a un scooter et nous partons en direction de la boite. Sans casque évidemment.
Quand je retrouve Margaux à l’entrée, je lui dis que c’était une situation super spéciale. J’étais sur le scooter d’un inconnu, sans casque… Bref le truc impensable. Elle me dit que je m’habituerai à ça d’ici peu à Iquitos, tout est différent.

La nuit gay iquiténienne

On part et on passe la nuit là-bas. C’est super sympa. Je parle espagnol avec un autre groupe. Je commence à pouvoir échanger des phrases basiques.

Le retour 

Nous rentrons en mototaxi. Nos amis péruviens nous déposent et nous rentrons à l’AF (alliance française, là où nous vivons). Seulement il y a un « sas d’entrée ». La première porte n’est pas verrouillée, et la seconde, si. Lorsque nous étions donc en train d’ouvrir la seconde porte, lorsqu’elle sortait son portable pour avoir de la lumière, deux personnes sont arrivées, une lui a pris son téléphone et l’autre a arraché mon sac. Et ils sont repartis aussi vite avec le chauffeur de mototaxi qui les attendait…. Bienvenue à Iquitos ! Plus de permis, plus de carte bleue. « Allô Maman ? Tu peux bloquer ma carte stp ? »

La journée du samedi

Après le petit déjeuner dans un restau/bar tenu par un belge, la rencontre de la communauté francophone et mon petit tour à la gendarmerie, je rentre travailler mes cours et voit arriver Combilé, une ancienne volontaire. Elle revient d’un séjour en communauté, et pars bientôt de la région iquiténienne pour poursuivre son voyage. Nous partons en ville dire au revoir à plusieurs de ses amis. Et j’en profite pour acheter un nouveau porte-monnaie…
Le soir nous allons au Refugio. J’ai adoré cet endroit. Il y a beaucoup de péruviens et peu d’immigrés. C’est super sympa, et je prends des cours de danse avec un couple de français. Ensuite, des femmes péruviennes me voyant galérer, viennent à ma rescousse et m’apprennent aussi à danser…. Il va falloir que je m’améliore en coordination des membres car on aurait dit que j’étais désarticulée… 

La journée du dimanche et le reste de la communauté française

Avec Margaux et son ami, nous allons à une pariada dans le quartier pauvre de la ville, Bélen. Le principe de la pariada est qu’une famille fait à manger pour une cause (dans ce cas, les soins contre le cancer du sein de la grand-mère) et les gens viennent acheter la nourriture.
Son ami fait un costume pour une candidate à miss Iquitos, et j’aide à sa confection en faisant des découpes. Qui aurait cru que je prendrai part à la fabrique de l’habit d’une miss un jour ?!
Le soir, je mange avec Nadège qui voyage en Amérique du Sud avec ses deux filles depuis 7 mois et qui repart en France bientôt. Je lui dis au revoir et pars au Karma, le café-repère de l’AF. J’y retrouve mon directeur, rencontre enfin le gérant du Karma, Joss, parle beaucoup avec Hervé un peintre-ermite vivant ici depuis 10 ans, très intéressant; et Matthieu, qui travaille avec les plantes.
Joss est vraiment super gentil et il donne de très bons conseils. Il connait la ville comme personne. A la fin de la soirée, on se mélange avec des locaux, et je prends des cours de cumbia avec des filles, ce n’est pas du tout fluide quand je danse, mais bon, positivons…. Au moins je ne peux que progresser !  

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