L’Italie

Je vis en ce moment à Marseille, dans une auberge de jeunesse, mais elle n’est pas comme les autres, j’écrirai un article spécial !
Bref, j’ai eu 5 jours libres, et évidemment, j’ai regardé où je pouvais aller… Rome ! Je rêve d’y aller depuis que je voyage en Europe, mais il y avait toujours des vols moins chers ailleurs… Depuis Marseille, dans les bus de dernières minutes, j’ai eu l’aller/retour à 100€, ce qui n’est pas donné mais qui est un bon prix comparé aux 250€ d’un Toulouse/Rome…. En avant !

Le trajet en bus 

C’était un bus à deux étages, comme à mon habitude, je monte et cherche ma place… Qui n’existe pas en haut ! Voilà comment j’ai appris avoir payé une place en première classe de bus. C’était une bonne surprise, j’allais pouvoir dormir avec un siège qui s’incline, de l’espace… Ces 13 heures de bus de nuit passeront en un clin d’oeil ! C’était sans penser que j’allais tomber sur une voisine de l’autre coté de la rangée bavarde au possible. Cette mamie roumaine, ancienne médecin, n’avait pas l’équivalence de son diplôme en France… Elle a donc fait une carrière d’esthéticienne sur la côte d’Azur. Il y a peu, elle a vendu ses biens en France pour exporter en Roumanie le concept de maison de retraite. Elle a acheté le lieu ainsi que les fournitures médicales. C’est génial d’avoir un projet si grand à plus de 60 ans. 

L’arrivée à Rome 

Le dimanche, c’est prière, direction le quartier du Vatican ! Entre deux paroles avec ma copine roumaine, j’ai vu qu’une amie d’Iquitos était à Rome pour le weekend. Elle est allée à la messe pendant que je visitais la basilique St Pierre qui est super imposante.

 

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On s’est retrouvées autour d’un Spritz, c’était génial ! En plus maintenant que je parle espagnol, nos conversations étaient d’autant plus intéressantes que compréhensibles. Elle connaissait déjà Rome, et avec son amie New-Yorkaise, elles m’ont fait visiter le vieux Rome, on a lancé des pièces dans la fontaine de Trévi qui est majestueuse, je ne la pensais pas si grande ! Puis j’ai vu le Colisée pour la première fois de ma vie. Il n’y a pas de mots, après l’avoir vu tant de fois dans des livres, c’est incroyable.

 

Le jour n°2

Direction l’intérieur du Colisée, cette fois-ci. J’étais sensée avoir le billet à 2€ car je suis une européenne de moins de 25 ans. Mais je me suis dit que c’était dommage de ne pas avoir de visite guidée… J’ai donc payé le prix fort de 30€. AHAHAH l’attrape-touriste ! La visite a duré 20 minutes entre le site du Colisée et celui du forum. Et les explications n’étaient pas fabuleuses. Bref, on ne m’y reprendra plus !

 


Je repars dans le vieux Rome, entre dans une cathédrale où il y a la répétition générale d’un requiem, puis mange une glace, et repars voir la fontaine de Trévi qui m’hypnotise. Derrière ce lieu super touristique, il y a une petite chapelle cachée. J’y rentre, suivie par deux personnes. Un téléphone se met à sonner et j’entends un « ah ben bravo » le sourire dans la voix. C’était sûr que c’était une française ! Cette dame entre dans un recoin au fond de la chapelle où je n’ai pas osé entrer. J’attends qu’elle fasse le tour et lui demande ce qu’il y avait « C’est la salle de repos, ils y sont tous, il y a même la télé allumée ». On commence à parler, et elle m’invite à diner dans deux heures chez son frère nouvellement citadin romain. La dame au téléphone, c’est sa belle-soeur, et elle fait un super bon curry apparemment. 

 

La soirée du lundi 

Je cours dans mon auberge me doucher et me changer. Heureusement que j’ai amené une robe qui dissimule plus ou moins mon tatouage, quand elles m’ont rencontrée, j’avais un châle dans la chapelle, et je sais que je vais diner avec des personnes d’une autre classe sociale que la mienne. Je ne sais pas quelle réaction son frère aurait pu avoir, lui qui aura la surprise de me voir débarquer chez lui sans ne m’avoir jamais vue.
Je pars à la recherche d’un gâteau, je rentre dans un salon de thé pour demander, le serveur m’envoie dans un café reconnu qui me propose de prendre des parts de gâteau à l’unité (non merci) avant de me renvoyer enfin vers une pâtisserie semble t-il aussi reconnue. Parfait ! J’y vais, prends un tiramisu, et rejoins mes hôtes. Je me perds dans les étages, la honte, son frère a du se dire que je n’étais pas vraiment douée, quel moment de solitude ! Il m’invite à entrer et demande ce qu’est le gâteau puis la signification de « tiramisu »… Très bonne question. Cela veut dire « tirer vers le haut » car quand on le mange, on se sent bien, on s’élève. C’était la minute culture italienne !
Nous prenons l’apéritif. Au champagne. C’est très agréable. Ils sont bien à gauche donc on s’entend bien, c’est sympa.
Le repas est trop bon, les épices sont très bien dosées, j’adore. Il me demande de juger le vin mais je n’y connais rien… Avant d’aller à Paris il va falloir que j’investisse dans des cours d’oenologie, ça ne peut plus durer, j’en ai marre d’avoir honte à chaque fois que je bois du vin (et ça devient de plus en plus récurrent).
Vers la fin de la bouteille, sa soeur veut que les verres soient équitables, et il lui répond qu’elle est chiante. J’adore, j’ai l’impression de me voir avec mon frère et ma soeur plus tard, je ne suis pas prête de ne plus vous emmerder les petits !
Avant le dessert, on me propose du fromage que j’accepte. Quelle idée, il y a des règles au découpage de fromage que je ne connais pas même si je sais qu’elles existent… Je demande de l’aide, et il me répond « comme tu veux ». Je le tente en tranche, puis je vois sa soeur venir et se servir en triangle… Oups. Je rajouterai des cours de fromagerie à mes cours d’eonologie !
Sa femme sert le gâteau et dit qu’elle connait cette maison et qu’elle est reconnue, je suis rassurée !
Anaïs et les codes sociaux épisode 134275 : Pour prendre congé, c’est une autre paire de manche, il ne faut pas partir trop tôt, ni trop tard, je prends le parti d’attendre un signal qui vient à 23h, c’est fou ! Je n’ai pas vu le temps passer. C’était une soirée atypique et mémorable pour un voyage en sac-à-dos.

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Le troisième jour

Je veux retourner dans le quartier du Vatican pour voir la Chapelle Sixtine.. Mais il y a la grève des transports en commun… Des espagnols m’abordent car ils sont perdus, on se met à chercher ensemble un moyen d’aller chez le pape. Ils me proposent un taxi, parfait ! Ce sont de jeunes tourtereaux de 50ans, pour leur dire au revoir je leur souhaite plein d’amour, et l’homme me répond « y mucho sexo! » À haute voix en plein milieu du Vatican, c’était un moment épique !!
La chapelle Sixtine est une oeuvre d’art, il faut aller la voir. Dans des moments comme ceux-là, c’est dommage de ne pas être avec quelqu’un, j’aurai aimé dire, comme à Uyuni « wow c’est fou, c’est magnifique, toi aussi tu vois la même chose que ce que je vois ». Bon, j’étais seulement entourée de touristes espagnols qui parlaient super fort, je suis sortie de la chapelle avec une migraine… Ca cassait un peu le charme du moment… 

 

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De retour dans mon quartier je vais manger dans un restaurant, le serveur me fait son numéro de charme, m’offre un verre, et m’invite carrément après son service. Je n’ai rien d’autre à faire, allons-y ! Il me raconte ses aventures professionnelles, le niveau de corruption de la ville, par exemple, si la police vient manger dans ton restaurant, ils ne paient pas ! …Car sinon ils ferment l’établissement… Bref c’était très intéressant. Et tout ça, en italien ! C’est tellement facile de les comprendre quand on parle espagnol et français !

Le dernier jour

J’enlève mes draps du lit et « oh malheur !!! » je vois une énorme punaise de lit !!! Pour la première fois de ma vie ! Alors que j’ai fait 150 000 auberges, il fallait que je vive le cauchemar du backpacker à Rome ! Après avoir demandé à la réceptionniste de me payer la laverie, j’y vais dégoûtée avec tout mon sac à laver à 60°C… C’était le plus inutile dernier jour de voyage de ma vie. 

Le bus retour

De Rome à Gênes, j’ai passé le trajet retour en compagnie d’un réfugié politique. C’est hallucinant, il a du fuir son pays car il donnait son avis. Il a failli mourir car il disait sa pensée… Il me disait « Mais tu n’imagines pas… ». Effectivement, c’est tellement affolant que c’est difficile d’imaginer que ce soit possible. Et rencontrer une personne qui l’a vécu, ça donne un shoot de réalité assez perturbant. 

 

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